{"id":48728,"date":"2024-02-28T13:59:18","date_gmt":"2024-02-28T12:59:18","guid":{"rendered":"https:\/\/alworld.fr\/?p=48728"},"modified":"2024-02-28T13:59:18","modified_gmt":"2024-02-28T12:59:18","slug":"merveilles-et-miseres-de-lhyperpop","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sonologysm.fr\/?p=48728","title":{"rendered":"Merveilles et mis\u00e8res de l&rsquo;hyperpop"},"content":{"rendered":"<h3  > L&rsquo;hyperpop est devenu en quelques temps un genre musical dans le vent. Mais jamais tranquille. On le dit fou, gonfl\u00e9, tordu, excessif mais aussi in\u00e9coutable, forc\u00e9 et vain. Par ses contraires, il est devenu incontournable.<\/h3>\n<p>Il faut voir certains genres <a href=\"https:\/\/sonologysm.fr\/category\/music-and-me\/\"><u>musicaux<\/u><\/a> \u00e0 appr\u00e9hender comme on plongerait dans une piscine. On trempe un pied puis l&rsquo;autre, on s&rsquo;immisce en grima\u00e7ant dans la flotte sans trop toucher \u00e0 la poitrine. On grelotte puis on plonge, on hurle de douleur face \u00e0 la froideur de l&rsquo;eau et on se sent incroyablement lib\u00e9r\u00e9. Puis on s&rsquo;ennuie ferme et on se surprend \u00e0 nager dans l&rsquo;eau, seule chose \u00e0 faire lorsqu&rsquo;on est dans une piscine (\u00e0 moins que d&rsquo;autres id\u00e9es plus \u00ab\u00a0adultes\u00a0\u00bb vous assaillent). Et bis repetita. L&rsquo;hyperpop n&rsquo;y \u00e9chappe pas. Et autant \u00eatre franche, la baignade fut loin d&rsquo;\u00eatre tranquille. Une eau fluorescente, assaillie de vaguelettes rose fluo et d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 o\u00f9 nagent des cr\u00e9atures inaccessibles avec des refrains catchy et une \u00e9lectro tordue et parfois inaudible. Un eau \u00e9trange mais lumineuse. Une sensation \u00e9trange m&rsquo;envahit. J&rsquo;ai envie d&rsquo;en savoir plus. Je m&rsquo;y perds et j&rsquo;ai la t\u00eate qui tourne. Je d\u00e9couvre de nouveaux noms, de nouvelles sensations, une impression de nouveaut\u00e9 qui ne m&rsquo;\u00e9tait pas arriv\u00e9e de puis longtemps. Puis l&rsquo;euphorie redescend brusquement, avec l&rsquo;impression d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 grug\u00e9e. Est ce que le r\u00eave \u00e9tait trop beau pour \u00eatre vrai? Ces faisceaux lumineux, ces paroles bubble-gum n&rsquo;\u00e9taient que de la poudre aux yeux? Voil\u00e0 ce que je pourrais penser, \u00e0 chaud, de l&rsquo;hyperpop. D&rsquo;autant que certains pr\u00e9disent sa fin future. C&rsquo;est dans cette atmosph\u00e8re bizarre que je d\u00e9cide vous livrer ce que je pense de ce genre devenu en quelques temps incontournable. Un genre culott\u00e9 m\u00e9langeant sans peur des paroles de pop star pour ados avec l&rsquo;\u00e9lectro la plus cassante. Le tout dans une ambiance de f\u00eate foraine sous acide.\u00a0Trustant sans peur les premi\u00e8res places des charts, l&rsquo;hyperpop, est devenu un \u00ab\u00a0hyper\u00a0\u00bb genre \u00e0 la mode.\u00a0<\/p>\n<p>Mais comme toutes les modes, ce genre pourrait-il durer dans le temps ?\u00a0<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1920\" height=\"800\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Merveilles-et-miseres-de-lhyperpop2-1.jpg\" alt=\"Merveilles et mis\u00e8res de l&#039;hyperpop - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Merveilles-et-miseres-de-lhyperpop2-1.jpg 1920w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Merveilles-et-miseres-de-lhyperpop2-1-300x125.jpg 300w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Merveilles-et-miseres-de-lhyperpop2-1-1024x427.jpg 1024w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Merveilles-et-miseres-de-lhyperpop2-1-768x320.jpg 768w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Merveilles-et-miseres-de-lhyperpop2-1-1536x640.jpg 1536w\" sizes=\"(max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > Hypernaissance d&rsquo;un hyper genre<\/h3>\n<p style=\"background-color: #ffffff;\">On affirme que l&rsquo;hyperpop na\u00eet au Royaume-Uni, au milieu des ann\u00e9es 2010, dans\u00a0le monde cybern\u00e9tique : Internet. Et plus pr\u00e9cis\u00e9ment Soundcloud. Ce site su\u00e9dois d&rsquo;enregistrements musicaux est connu pour avoir abrit\u00e9 de nombreux d\u00e9butants devenus pointures de la musique moderne. Entre autres,<strong> Lil Pump, $uicideboy$, <\/strong>ou <strong>Playboy Carti<\/strong>. Mais le terme \u00ab\u00a0<em>hyperpop<\/em>\u00a0\u00bb existait d\u00e9j\u00e0 en 1988, invent\u00e9 par l&rsquo;\u00e9crivain <strong>Don Shewey<\/strong> pour d\u00e9crire la musique du l\u00e9gendaire groupe <strong>Cocteau Twins<\/strong>. Ses pr\u00e9mices se situent alors au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, alors que l&rsquo;internet grand public explose et le m\u00e9lange des genres aussi. Certains affirment qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une version exag\u00e9r\u00e9e et plus pop de la <b><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/New_rave\"><u>new-rave<\/u><\/a><\/b> et des <b>Fluokids<\/b>. Pour ceux qui \u00e9taient fans des <b>Klaxons, CSS<\/b> ou de\u00a0\u00a0<b>New Young Pony Club<\/b>, cela doit vous dire quelque chose. Ce genre d\u00e9j\u00e0 condamn\u00e9 \u00e0 une mort certaine s&rsquo;\u00e9tait distingu\u00e9 par son exub\u00e9rance, son \u00e9lectro agressive m\u00e2tin\u00e9e de pop, ses couleurs fluo bariol\u00e9es (d&rsquo;o\u00f9 le terme de <i>fluokid<\/i>). La balance entre des beats doux et lourds sont depuis la base de l&rsquo;hyperpop,\u00a0 avec des refrains \u00e0 peine chant\u00e9s et beaucoup d&rsquo;\u00e9nergie. Rien n&rsquo;est vraiment naturel dans l&rsquo;hyperpop, des voix vocod\u00e9es et modifi\u00e9es \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame, aux effets sonores semblables aux sonneries de t\u00e9l\u00e9phone ou de jeux vid\u00e9os, avec un effet de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Glitch\"><u>glitch<\/u><\/a>. La pop y est exag\u00e9r\u00e9e, grossie \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame comme une caricature d&rsquo;elle-m\u00eame noy\u00e9e dans un bassin de dance ann\u00e9es 90 tr\u00e8s clich\u00e9.\u00a0<\/p>\n<p style=\"background-color: #ffffff;\">L&rsquo;album fondateur de ce qu&rsquo;est devenu l&rsquo;hyperpop est sans contexte <i>Pop 2 <\/i>de<b> Charli XCX<\/b>. Elle est d&rsquo;ailleurs r\u00e9guli\u00e8rement appel\u00e9e \u00ab\u00a0Reine de l&rsquo;Hyperpop\u00a0\u00bb pour avoir confirm\u00e9 les bases de ce qui a \u00e9t\u00e9 cit\u00e9 plus haut. Derri\u00e8re tous ces succ\u00e8s, un seul homme : <b>A.G.Cook<\/b>. Ancien musicien punk, il d\u00e9cide de faire un virage \u00e0 360\u00b0 pour s&rsquo;illustrer dans ce genre naissant, jusqu&rsquo;\u00e0 en devenir offieusement le \u00ab\u00a0parrain\u00a0\u00bb. Fra\u00eechement sorti de la Goldsmith College de Londres, \u00e9cole de renom avec <b>Damian Hirst <\/b>et <b>Graham Coxon<\/b> de <b>Blur <\/b>comme \u00e9l\u00e8ves, Cook travaille comme directeur artistique pour <b>PC Music<\/b>, label d\u00e9sign\u00e9 berceau de l&rsquo;hyperpop.\u00a0Mais le vrai berceau de l&rsquo;hyperpop c&rsquo;est bien entendu Internet. Tout ce nouveau monde virtuel, o\u00f9 chacun peut se rencontrer et faire \u00e9voluer ses projets, partager des go\u00fbts communs, allait forc\u00e9ment faire \u00e9merger quelque chose de cr\u00e9atif. D&rsquo;o\u00f9 son explosion. Il faut souligner que ces pr\u00e9mices se sont d\u00e9roul\u00e9es \u00e0 un moment o\u00f9 les r\u00e9seaux sociaux \u00e9taient encore balbutiants et la notion de buzz, encore tr\u00e8s fragile. Durant une interview pour <b style=\"color: var( --e-global-color-text ); font-family: var( --e-global-typography-text-font-family ), Sans-serif;\">Dazed <\/b>en d\u00e9cembre 2023, Cook \u00e9tait clair sur ces d\u00e9buts en ligne :<\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t\tC\u2019\u00e9tait tr\u00e8s encourag\u00e9 d\u2019\u00eatre un myst\u00e8re d\u2019Internet, puis de personnes qui connectent les points et interagissent vraiment d\u2019une certaine mani\u00e8re. Alors que maintenant ces choses existent toujours, mais elles ne sont pas plates-formes de la m\u00eame mani\u00e8re, parce que tout le monde doit \u00eatre son propre \u00eele de TikTok. Tout cela est un peu plus direct, dr\u00f4le.\t\t\t<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<cite>A.G.Cook sur la naissance de l&rsquo;hyperpop<\/cite>\n\t\t\t\t\t<\/p><\/blockquote>\n<p>Certains artistes cr\u00e9ent alors sans le vouloir le d\u00e9but d&rsquo;une grande mutation pop. On peut citer <strong>FKA Twig<\/strong>s et son r&rsquo;n&rsquo;b organique, <strong>SZA<\/strong> et son flow martien, <strong>Janelle Monae<\/strong> qui lie pass\u00e9 et pr\u00e9sent avec brio. Ces artistes revendiquent m\u00eame une homosexualit\u00e9 flamboyante et visible, \u00e0 rebours de l&rsquo;image trop liss\u00e9e de la pop pour ados. Encore une preuve de mutation non seulement musicale, mais sociale, politique m\u00eame. Et curieusement, personne ne s&rsquo;en \u00e9meut. L&rsquo;\u00e9poque a chang\u00e9, les refrains aussi. La pop ne peut plus se permettre de chanter les vieilles ballades d&rsquo;autrefois mais mue en une cr\u00e9ature \u00e9lectrique et \u00e9lectrisante. Alors que A.G.Cook travaille pour Charli XCX, le genre explose soudain. On peut aussi remercier le confinement du au COVID de 2020 qui aide le genre \u00e0 s&rsquo;imposer. Et supr\u00eame honneur, truste les premi\u00e8res places des charts et vend des albums par millions. Pour un micro-genre apparu comme l&rsquo;enfant b\u00e2tard de la pop, c&rsquo;est une sacr\u00e9e prouesse. Les nouvelles stars de cette pop sont gays, bi, voire trans comme la regrett\u00e9e <b>SOPHIE. <\/b>Elles se permettent le luxe d&rsquo;\u00eatre agressives et parfois inaudibles (<b>100gecs<\/b>, <b>PinkPantheress<\/b>), et leur esth\u00e9tique globale est \u00e0 millie lieux des sages int\u00e9rieurs roses d&rsquo;autan. Charli XCX reviste <i>Crash <\/i>de <b>Cronenberg <\/b>avec du sang et du stupre, <b>KALIKA <\/b>et <b>Yelle <\/b>parle de fellation sans tabou, FKA Twigs se perd dans un surr\u00e9alisme dada\u00efste qui laisse parfois pantois. Bref dans l&rsquo;hyperpop, l&rsquo;esth\u00e9tique n&rsquo;est pas que d\u00e9corative, mais une part essentielle de son \u00e2me. Les tenues sont folles, les couleurs radioactives et les formes incongrues, certains objets s&rsquo;en d\u00e9marquent : chokers so ann\u00e9es 2000, tissus iridescents ou vinyls, crop tops ann\u00e9es 90, chaussures ou baskets \u00e0 plateforme. Les clips sont \u00e9tranges, les sujets parfois tabous sont montr\u00e9s sans complaisance, une certaine hyst\u00e9rie s&rsquo;en d\u00e9gage. <i>Good Ones<\/i> de Charli XCX \u00e9voque un enterrement en mode veuve joyeuse,<i> It&rsquo;s OKay To Cry<\/i> de SOPHIE commene par un beau ciel bleu avant de finir en temp\u00eate, <i>Erotic Electronic <\/i>de <b>Slayyter <\/b>est un pr\u00e9texte pour voir la chanteuse d\u00e9filer dans les rues de L.A&#8230; compl\u00e8tement nue. Comme pour sa musique, le but est de marquer les esprits dans tous les sens du terme&#8230;.<\/p>\n<h3  > Hyperpop, hyper-rap et hyper hype<\/h3>\n<p style=\"background-color: #ffffff;\">Une chose est s\u00fbre, la soudaine popularit\u00e9 de l&rsquo;hyperpop a de quoi \u00e9tonner les anciens, mais pas franchement les nouveaux. Elle doit sa popularit\u00e9 extr\u00eame \u00e0 TikTok et les r\u00e9seaux sociaux, cette fois ci bien install\u00e9s. Il faut dire que ce genre a tout pour plaire aux ados millenials : BPM hauts, auto-tune facile et sans complexe, myriade de sons \u00e9lectroniques dans un temps r\u00e9duit. Parfait pour une \u00e9ni\u00e8me vid\u00e9o de danse virale sur TikTok donc ! Mais sous la couche num\u00e9rique, bat un tout petit coeur de rouille. L&rsquo;hyperpop peut parfois laisser voir ses failles, son anxi\u00e9t\u00e9, ses doutes, l&rsquo;ennui de la technologie. Des probl\u00e8mes que connaissent bien les ados du mill\u00e9naire. On note aussi ce besoin d&rsquo;euphorie constante, cette f\u00eate perp\u00e9tuelle, les substances illicites exp\u00e9riment\u00e9es dans un bazar sonore cons\u00e9quent. Il n&rsquo;est pas facile d&rsquo;\u00eatre un millenial, un ado tout court. L&rsquo;hyperpop est la parfaite synth\u00e8se de ce que peut vivre un jeune d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>La nouvelle pr\u00eatresse de cet hypergenre est donc Charli XCX. Jeune Anglaise d&rsquo;origine indienne, elle commen\u00e7a sa carri\u00e8re \u00e0 16 ans, sortant des EP de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9 sur MySpace. Puis une p\u00e9riode de doute la fait totalement arr\u00eater la musique avant de recommencer en 2012 avec le tr\u00e8s beau <em>True Romance<\/em>. S&rsquo;encha\u00eenent depuis les succ\u00e8s et la gloire. Il faut dire que la jeune femme est le pont ultime entre cette nouvelle musique hyperconnect\u00e9e et la pop teenager d&rsquo;antan. Elle se permet de s&rsquo;inspirer de Britney Spears et Avril Lavigne tout en faisant la promotion d&rsquo;artistes tr\u00e8s underground comme <strong>Caroline Polachek, <\/strong><b>Sky Ferreira<\/b> ou encore <strong>cupcakKe<\/strong>. Une tr\u00e8s grande prouesse. Son album, <em>Charli<\/em>, sorti en 2019 est le fer de lance et l&rsquo;explosion de l&rsquo;hyperpop. Bariol\u00e9, gav\u00e9 de featurings de qualit\u00e9, magnifiquement produit et ma\u00eetris\u00e9, l&rsquo;album est un must.<\/p>\n<p>Le m\u00e9ga hit <em>1999<\/em> en duo avec <strong>Troye Sivan<\/strong> est consid\u00e9r\u00e9 par beaucoup comme l&rsquo;hymne parfait de l&rsquo;hyperpop. Influences 90&rsquo;s, synth\u00e9s old school, ambiance adolescente, la chanson est le porte-\u00e9tendard id\u00e9al. Et que dire du clip : des r\u00e9f\u00e9rences aux <strong>Sims<\/strong>, \u00e0 <strong>Marilyn Manson<\/strong>, aux pubs Skechers et Tena, \u00e0 <em>Titanic<\/em> et <em>American Beauty<\/em>. La nostalgie est totale pour quelqu&rsquo;un comme moi, n\u00e9 en 1990 et \u00e9tonnante pour tout millenial n\u00e9 apr\u00e8s 2000. Encore une fois, le pont parfait entre l&rsquo;ancienne et la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n<p>https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=6-v1b9waHWY<\/p>\n<p>Mais l&rsquo;album ultime, consid\u00e9r\u00e9 comme beaucoup comme le v\u00e9ritable chef-d&rsquo;oeuvre de l&rsquo;hyperpop est <em>Oil of Every Pearl&rsquo;s Un-Insides<\/em> de SOPHIE. Personnage myst\u00e9rieux de l&rsquo;\u00e9lectro underground, elle se d\u00e9marque pour ses remix pointus et son grand sens de l&rsquo;harmonie \u00e9lectronique. Femme trans, elle se d\u00e9finit comme non-binaire. Elle surfe aussi bien sur son genre que sur les genres musicaux : \u00e9lectro s\u00e8che, EDM de f\u00eate foraine, le tout avec une voix \u00e0 la fois grave et haut perch\u00e9e. A l&rsquo;aff\u00fbt de la nouveau, la grande Madonna co-\u00e9crit avec elle <em>Bitch I&rsquo;m Madonna<\/em>, r\u00e9alise des remix pour <strong>Rihanna<\/strong> et&#8230; Charli XCX. Elle collabore avec une inconnue devenue m\u00e9gastar de la teen pop : <strong>Kim Petras<\/strong>. Ses talents ind\u00e9niables de DJ cr\u00e9ent des merveilles pop modernes comme la mixtape de Charli XCX <em>Number 1 Angel<\/em>, ou son album <em>Pop 2<\/em>.\u00a0<\/p>\n<p>Apr\u00e8s des collaborations remarques avec <strong>Vince Staples<\/strong> et <strong>Lady Gaga<\/strong> elle-m\u00eame, elle sort <em>Oil of Every Pearl&rsquo;s Un-Insides<\/em> en 2018. C&rsquo;est une bombe. L&rsquo;album est un voyage merveilleux entre la pop \u00e9lectro la plus pure (<em>It&rsquo;s Okay To Cry<\/em>), la violence noire (<em>Faceshopping<\/em>), parsem\u00e9e de moments d&rsquo;accalmie brumeux (<em>Immaterial<\/em>). SOPHIE a tout fait elle-m\u00eame : mixage, arrangements, direction artistique et r\u00e9alisation de ses clips vid\u00e9o. Glitchs furieux, morceaux ambient, techno industrielle, tous les genres \u00e9lectro sont repr\u00e9sent\u00e9s et magnifi\u00e9s par l&rsquo;artiste.\u00a0<\/p>\n<p>https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=m_S0qCeA-pc<\/p>\n<p>Les albums de l&rsquo;hyperpop \u00e9clatent comme des supernovas dans un ciel trop calme. Citons <em>1000gecs<\/em> de <strong>100gecs<\/strong>, tout \u00e0 fait repr\u00e9sentatif de ce genre excessif avec voix bourr\u00e9e d&rsquo;Auto-Tune, arrangements tarabiscot\u00e9s fa\u00e7on 8 bit &#8211; un autre sous-sous-genre appel\u00e9 <em>glitchcore<\/em>. L&rsquo;album est bien accept\u00e9 par les majors et la presse mainstream. Un \u00e9v\u00e9nement de taille pour un album qu&rsquo;on verrait plus dans une rave ill\u00e9gale que sur MTV. <em>money machine\u00a0<\/em>devient l&rsquo;hymne des TikTokers en mal de vue. <em>Flamboyant<\/em> de <strong>Dorian Electra<\/strong>, chanteuse queer de Houston, est le penchant \u00e9l\u00e9gant et romantique d&rsquo;un genre hyst\u00e9rique. Ses ballades \u00e9lectro <em>Mr To You<\/em> ou le tr\u00e8s beau <em>Man To Man<\/em>, sont aussi engag\u00e9es sur la cause LGBT que riches d&rsquo;\u00e9motions. Le m\u00e9connu et tr\u00e8s beau <em>Reflections<\/em> d&rsquo;Hannah Diamond est une version \u00e9pur\u00e9e et \u00ab\u00a0kawaii\u00a0\u00bb de cette pop hypertrophi\u00e9e. Les d\u00e9licats <em>Invisible<\/em> et <em>Love Goes On<\/em> en sont la preuve. Dans un style plus sexuel et agressif, notons la participation de la blonde et d\u00e9cadente <strong>Slayyyter<\/strong>. Son album <em>STARFUCKER<\/em> au titre \u00e9quivoque parle volontiers de sexe cru et violent, de d\u00e9sirs larv\u00e9s et de sensations intenses.\u00a0<\/p>\n<p>Chose \u00e9tonnante, l&rsquo;hyperpop ne se contente pas que de pop justement. On observe une mue \u00e9tonnante chez des chanteuses de R&rsquo;n&rsquo;b comme <strong>Pinkpantheress<\/strong>. Son album <em>to hell with it<\/em>, est un bijou de douceur, avec des ballades d&rsquo;une splendeur sans \u00e9gale comme <em>Pain<\/em> ou encore <em>Last Valentines<\/em>. La fra\u00eeche <strong>Shygirl<\/strong>, Anglaise de naissance, est devenue en l&rsquo;espace de quelques mois la reine du cool. <em>Nymph<\/em>, sorti en 2021, est son manifeste queer pour une sexualit\u00e9 \u00e9panouie et parle sans d\u00e9tour de plaisir f\u00e9minin. Sous les <em>beats<\/em> de rap et les arrangements r&rsquo;n&rsquo;b, l&rsquo;\u00e9lectrisante hyperpop pointe parfois le bout de son nez. Il n&rsquo;est plus honteux comme autrefois de m\u00e9langer \u00e9lectro, rock et rap, avec la crainte de se faire jeter. <b>Le Klub des Loosers<\/b> ou encore <b>TTC <\/b>(<b>Teki Latex<\/b>) peuvent \u00eatre fiers du chemin parcouru, alors qu&rsquo;ils \u00e9taient peu reconnus \u00e0 leur \u00e9poque (les ann\u00e9es 2000)&#8230;<\/p>\n<h3  > Un oc\u00e9an faussement tranquille<\/h3>\n<p>Enfin, l&rsquo;hyperpop a gagn\u00e9 les foyers, a r\u00e9colt\u00e9 ses lauriers et se trouve bien plac\u00e9e dans les charts mondiaux. Mais ce genre divise. Et la critique au d\u00e9but, n&rsquo;est pas tr\u00e8s tendre. On est pantois voire sceptiques sur certains sons venus d&rsquo;on ne sait o\u00f9, et le micro-genre para\u00eet parfois herm\u00e9tique. Son absence de jugement la rend appr\u00e9ciable de premier abord. Mais son refus d&rsquo;intellectualiser ne permet pas une franche plong\u00e9e dans ses m\u00e9andres, si bien que parfois on a l&rsquo;impression de rester \u00e0 la surface. En m\u00eame temps, l&rsquo;hyperpop n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que de l&rsquo;hyperpop. Il suffit de s&rsquo;y plonger et de profiter de l&rsquo;instant pr\u00e9sent, et ce n&rsquo;est pas plus mal.\u00a0<\/p>\n<p>Pourtant, une critique r\u00e9currente est que comme tous les micro-genres, l&rsquo;hyperpop est versatile. Et elle ne prend pas vraiment le temps de s&rsquo;installer et de \u00ab\u00a0durer\u00a0\u00bb si l&rsquo;on peut dire les choses ainsi. On peut louer les efforts importants de <strong>PC Music<\/strong>, d&#8217;embrasser cette culture digitale et de l&rsquo;imposer comme nouveau fer de lance. Mais le credo de l&rsquo;hyperpop, c&rsquo;est le \u00ab\u00a0maintenant\u00a0\u00bb, le \u00ab\u00a0pr\u00e9sent\u00a0\u00bb, pas question de s&rsquo;ancrer dans le pass\u00e9 (trucs de vieux?). C&rsquo;est cette spontan\u00e9it\u00e9 qui rend le genre int\u00e9ressant, mais parfois un peu vain. Cette impatience, cette hyst\u00e9rie collective, bien malgr\u00e9 elles, ne sont-elles pas les nouveaux maux des millenials? Tout, tout de suite. Les chansons, efficaces, se consomment rapidement, comme un fast-food. Les titres, raccourcis, et les conclusions parfois abruptes de certaines compositions renvoient \u00e0 cette culture du <em>clickbait<\/em> actuelle.<\/p>\n<p>Autre point int\u00e9ressant : l&rsquo;h\u00e9ritage. Si on reproche \u00e0 l&rsquo;hyperpop de faire tout avec n&rsquo;importe quoi, on ne peut pas dire que les anciennes gloires ont \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9es. <em>Eurodance, dubstep<\/em> et <em>techno<\/em> des ann\u00e9es 2000 abondent dans cette sauce. Tout comme les gloires du pass\u00e9 comme <strong>Rebecca Black<\/strong> avec<em> Let Her Burn<\/em>, efficace et complet. Un subtil album avec un hommage appuy\u00e9 au trip-hop des ann\u00e9es 90 aux l\u00e9g\u00e8res teintes fluo-disco. Oui, l&rsquo;hyperpop ose, et tant pis si le m\u00e9lange ne prend pas puisqu&rsquo;elle aime se moquer d&rsquo;elle m\u00eame.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1920\" height=\"800\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Merveilles-et-miseres-de-lhyperpop3.jpg\" alt=\"Merveilles et mis\u00e8res de l&#039;hyperpop - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Merveilles-et-miseres-de-lhyperpop3.jpg 1920w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Merveilles-et-miseres-de-lhyperpop3-300x125.jpg 300w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Merveilles-et-miseres-de-lhyperpop3-1024x427.jpg 1024w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Merveilles-et-miseres-de-lhyperpop3-768x320.jpg 768w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Merveilles-et-miseres-de-lhyperpop3-1536x640.jpg 1536w\" sizes=\"(max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<p>Tout n&rsquo;est donc pas rose au pays du fluo. Dazed lui m\u00eame sort <a href=\"https:\/\/www.dazeddigital.com\/music\/article\/55293\/1\/the-rise-and-fall-of-hyperpop-the-internets-most-confusing-music-genre\">un article<\/a> en 2022 intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<em>Adieu l\u2019hyperpop : l\u2019ascension et la chute du \u00ab genre \u00bb le plus d\u00e9test\u00e9 d\u2019Internet<\/em>\u00ab\u00a0. Ce qui prouve que ce genre polarise encore aujourd&rsquo;hui. Et l&rsquo;on observe une gu\u00e9guerre parfois fatiguante entre les puristes et les n\u00e9ophytes, les vieux de la vieille et les jeunes, bref l&rsquo;ancien monde et le nouveau monde. L&rsquo;\u00e9ternelle querelle des anciens et des modernes, mais aussi celle des jaloux et des pr\u00e9cautionneux. Spotify lance en 2019 sa playlist sobrement intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Hyperpop\u00a0\u00bb et Apple, un peu courrouc\u00e9 par le succ\u00e8s de celle-ci, riposte. Elle sorte sa propre playlist rebaptis\u00e9e \u00ab\u00a0<em>Glitchcore<\/em>\u00ab\u00a0, qui deviendra un sous-sous genre (vous suivez) de l&rsquo;hyperpop. Comme cit\u00e9s dans l&rsquo;article de Dazed, les artistes fatigu\u00e9s d&rsquo;\u00eatre re-market\u00e9s telles des bouteilles de jus d&rsquo;orange, rebaptis\u00e8rent \u00e0 leur propre insu la musique en \u00ab\u00a0<em>digicore<\/em>\u00ab\u00a0. Ce qui avait \u00e9t\u00e9 con\u00e7u comme une blague devint tr\u00e8s s\u00e9rieux quand toute une ribambelle de gamins se r\u00e9clam\u00e8rent du digicore et firent leur propre galette dans leur chambre et LF Studio.\u00a0<\/p>\n<p>Forc\u00e9ment, les labels r\u00e9pondent pr\u00e9sent \u00e0 un peu de nouveaut\u00e9. Et remplir le tiroir-caisse, capitalisme oblige. On pourrait \u00eatre contents que toute une g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;artistes se r\u00e9clament de l&rsquo;hyperpop. Mais cela cache forc\u00e9ment un revers : une quantit\u00e9 assez importante de musiciens relevant de l&rsquo;exp\u00e9rimental se trouvent marqu\u00e9s comme faisant de l&rsquo;hyperpop. Ouch. Quand d&rsquo;autres, lass\u00e9s de l&rsquo;\u00e9tiquette, transgressaient all\u00e8grement les limites pour sortir de ce cadre devenu encombrant. M\u00eame dans le monde de la musique, une petite pichenette de papillon pouvait accoucher d&rsquo;un tsunami comme l&rsquo;hyperpop. Et m\u00eame dans le monde vaporeux de l&rsquo;hyperpop, les consid\u00e9rations bassement terre-\u00e0-terre comme l&rsquo;argent et la rentabilit\u00e9 existaient et dictaient leurs lois.<\/p>\n<p>Un sous-genre condamn\u00e9, d&rsquo;une certaine fa\u00e7on, \u00e0 dispara\u00eetre&#8230;<\/p>\n<h3  > Fin de l&rsquo;hyperpop ?<\/h3>\n<p>De soubresauts d&rsquo;une mort avanc\u00e9e avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9cel\u00e9.\u00a0 D\u00e9j\u00e0 la mort accidentelle et tragique de SOPHIE, en 2021.\u00a0L&rsquo;artiste d\u00e9c\u00e8de d&rsquo;une chute accidentelle pour avoir voulu observer la pleine lune \u00e0 Ath\u00e8nes. L&rsquo;hyperpop perd une de ses d\u00e9esses&#8230; et aussi beaucoup d&rsquo;innocence. Car comme le genre pla\u00eet, il faut le rentabiliser.\u00a0En 2022, la production devient agressive et \u00e9norm\u00e9ment de chansons, singles, EP, remix sortent dans un bordel extraordinaire. Une surproduction qui a eu tendance \u00e0 lasser. De plus, le genre lui-m\u00eame, caract\u00e9ris\u00e9 par cette philosophie de l&rsquo;instant, s&rsquo;essoufflait de lui m\u00eame. Du coup, un doute subsiste : les artistes \u00e9tiquett\u00e9s hyperpop sont-il honn\u00eates ? Une autre question frappe : est-ce que l&rsquo;hyperpop est morte \u00e0 force de faire de l&rsquo;hyperpop justement? En naissant dans le bruit et la fureur, l&rsquo;hyperpop avait pr\u00e9dit sa propre disparition. Trop de f\u00eates tue la f\u00eate c&rsquo;est certain, et les artistes voulaient voler de leurs propres ailes. Charli XCX tweeta \u00ab\u00a0RIP Hyperpop\u00a0\u00bb pour bien marquer le coup, et Slayyter de son propre aveu affirmait changer de direction apr\u00e8s <em>STARFUCKER<\/em> et <em>Troubled Paradise<\/em>.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Glaive<\/strong>, alias Ash Blue Gutierrez, avait sorti un album remarqu\u00e9 sur <strong>Interscope<\/strong>, <em>I Care So Much That I Don&rsquo;t Care at All<\/em>, apr\u00e8s un buzz survenu au confinement. Il avouait sans peur qu&rsquo;il avait chang\u00e9 certains effets de style comme les glitch et les m\u00e9lodies chiptune pour se rapprocher du \u00ab\u00a0vrai\u00a0\u00bb. Selon lui le terme \u00ab\u00a0hyperpop\u00a0\u00bb est galvaud\u00e9, ce qui n&#8217;emp\u00eache pas le jeune artiste d&rsquo;\u00eatre \u00e9tiquett\u00e9 dans ce genre. Les temps ont chang\u00e9, les ados de 2013, ann\u00e9e de naissance de l&rsquo;hyperpop, sont devenus des adultes. Et se permettent de tourner le dos \u00e0 celle-ci. Preuve de son enterrement premi\u00e8re classe : <em>10 000 gecs<\/em>, de <strong>100 gecs<\/strong>, sorti en 2023. En l&rsquo;\u00e9coutant on observe une meilleure \u00e9criture, une tendance au refrain rock, parfois m\u00e9tal, avec des ambiances industrielles plus marqu\u00e9es. L&rsquo;hyst\u00e9rie propre \u00e0 l&rsquo;hyperpop se fait toujours sentir, mais on sent que le groupe a m\u00fbri et tente de se d\u00e9barasser de l&rsquo;\u00e9tiquette. On pourrait \u00eatre triste d&rsquo;un tel constat, mais c&rsquo;est aussi la preuve qu&rsquo;un groupe peut se r\u00e9inventer sans perdre son \u00e2me. Et j&rsquo;ai m\u00eame tendance \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer cet album au pr\u00e9c\u00e9dent, peut-\u00eatre moins hyst\u00e9rique et plus proche du \u00ab\u00a0vrai\u00a0\u00bb.\u00a0Des \u00e9l\u00e9ments hyperpop dans l&rsquo;air ambiant persistent toujours. La rappeuse am\u00e9ricaine <strong style=\"color: var( --e-global-color-text ); font-family: var( --e-global-typography-text-font-family ), Sans-serif;\">Rico Nasty<\/strong> renomme ses chansons en \u00ab\u00a0<em style=\"color: var( --e-global-color-text ); font-family: var( --e-global-typography-text-font-family ), Sans-serif; font-weight: var( --e-global-typography-text-font-weight );\">Time Flies<\/em>\u00a0\u00bb ou encore \u00ab\u00a0<em style=\"color: var( --e-global-color-text ); font-family: var( --e-global-typography-text-font-family ), Sans-serif; font-weight: var( --e-global-typography-text-font-weight );\">iPhone<\/em>\u00ab\u00a0, signes distinctifs des\u00a0\u00bb hyperpopistes\u00a0\u00bb. Elle s&rsquo;est m\u00eame invit\u00e9e sur un album de 100 gecs. L&rsquo;album <em style=\"color: var( --e-global-color-text ); font-family: var( --e-global-typography-text-font-family ), Sans-serif; font-weight: var( --e-global-typography-text-font-weight );\">Chromatica<\/em> de Lady Gaga et sa version <em style=\"color: var( --e-global-color-text ); font-family: var( --e-global-typography-text-font-family ), Sans-serif; font-weight: var( --e-global-typography-text-font-weight );\">remix<\/em> sont ind\u00e9niablement hyperpop dans toutes leurs esth\u00e9tiques.\u00a0<\/p>\n<p>M\u00eame si l&rsquo;on peut reprocher son exc\u00e8s perp\u00e9tuel, l&rsquo;hyperpop a plus de choses \u00e0 nous dire qu&rsquo;on ne le pensait. Ses claviers furieux, ses exc\u00e8s sonores avaient plus \u00e0 raconter que n&rsquo;importe quel sous-genre apparent\u00e9. En tant que genre, elle peinait \u00e0 s&rsquo;imposer et \u00e9tait de toute fa\u00e7on condamn\u00e9e \u00e0 une fin certaine. Mais en tant que simulation de la pop, elle avait tout gagn\u00e9. Et puis dites vous bien que ce qui est sur Internet, reste sur Internet. Son aura iridescente accompagnera encore de nombreux aspirants musiciens.<\/p>\n<p><strong>Glaive<\/strong> d\u00e9clarait en 2023 que le genre ne mourra jamais. A bon entendeur, salut les hyperpopistes.<\/p>\n<p>https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=l4e_Nba6Bpw&#038;ab_channel=100gecs<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;hyperpop est devenu en quelques temps un genre musical dans le vent. Mais jamais tranquille. On le dit fou, gonfl\u00e9, tordu, excessif mais aussi in\u00e9coutable, forc\u00e9 et vain. Par ses contraires, il est devenu incontournable. Il faut voir certains genres musicaux \u00e0 appr\u00e9hender comme on plongerait dans une piscine. 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