{"id":33876,"date":"2019-12-29T02:09:20","date_gmt":"2019-12-29T01:09:20","guid":{"rendered":"http:\/\/alworld.fr\/?p=33876"},"modified":"2019-12-29T02:09:20","modified_gmt":"2019-12-29T01:09:20","slug":"les-12-meilleurs-albums-des-annees-2010-inclassables","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sonologysm.fr\/?p=33876","title":{"rendered":"Les 12 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010 &#8211; Inclassables"},"content":{"rendered":"<h3  > Il existe et existera toujours des \u00e9tranget\u00e9s, des cas \u00e0 part dans la musique contemporaine. En un mot : impr\u00e9visibles. Les 12 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010, Inclassables.<\/h3>\n<p>Les recherches esth\u00e9tiques pouss\u00e9es obligent ces groupes \u00e0 atteindre une relative clandestinit\u00e9, du moins \u00e7&rsquo;aurait \u00e9t\u00e9 le cas sans Internet. Car les r\u00e9seaux sociaux ont encore une fois tout explos\u00e9s. D\u00e9barrass\u00e9s de leur vernis de stupre, les Inclassables pouvaient d\u00e9sormais vivre en paix et montrer qu&rsquo;ils pouvaient aussi, r\u00eaver \u00e0 une petite place dans les charts. Regardez l&rsquo;album de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Billie_Eilish\">Billie Eilish<\/a>, qui a remport\u00e9 tous les suffrages en 2019 et qui a m\u00eame os\u00e9 chanter \u00e0 Coachella. la chanson \u00ab\u00a0Bad Guy\u00a0\u00bb, anti-commerciale au possible, froide mais palpitante, se retrouvait maintenant dans le top 10 des \u00e9coutes iTunes (source : les ados en manque de modernit\u00e9). Elle m\u00e9ritait amplement sa place parmi ces 12 meilleurs <a href=\"http:\/\/alworld.fr\/category\/music-and-me\/\">albums<\/a> des ann\u00e9es 2010, inclassables, assur\u00e9ment.<\/p>\n<p>Et que dire de Woodkid, petit prodige lyonnais aux clips ph\u00e9nom\u00e9naux ? H\u00e9las, parfois ces albums, massivement teas\u00e9s sur les r\u00e9seaux sociaux, une fois sortis, d\u00e9cevaient un grand nombre de critiques. Pourquoi ? Trop originaux ? Trop beaux ou hors-cadre ? Pas assez ceci, pas assez cela ? Pourtant, une communaut\u00e9 de fans se constituait et ainsi se faisait le reste de la r\u00e9putation. Ou bien assumer \u00e0 fond ses d\u00e9lires et faire dans l&rsquo;excessif, au risque de perdre ses fans comme Animal Collective, ou encore Panda Bear membre de ce groupe, qui a sorti trois excellents albums en solo et qui est certainement le seul \u00e0 avoir r\u00e9ussi son coup (Coucou Avey Tare). Mais certains reviennent du fond des abysses et restent fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames comme Cibo Matto, avec un jazz fusion assorti de notes \u00e9lectro fantastiques. L&rsquo;\u00e9poque est plurielle, les genres se m\u00e9langent avec fr\u00e9n\u00e9sie, les Inclassables sont vivaces comme des crocodiles, ils savent gagner du terrain. M\u00eame si certains sont port\u00e9s au nues, les autres attendent leur tour, tapis dans l&rsquo;ombre. Leur succ\u00e8s ne sera pas garanti, mais leur reconnaissance pourrait \u00eatre \u00e9ternelle.<\/p>\n<p>Les Inclassables sont essentiels \u00e0 la survie de la musique, qu&rsquo;ils continuent d&rsquo;exister. Sous le mar\u00e9cage, se trouvent des tr\u00e9sors, et il vaut mieux les ch\u00e9rir que les fuir. Ils en disent bien plus sur l&rsquo;\u00e9volution de la musique que bien d&rsquo;autres survendus. Un conseil d&rsquo;ami.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"600\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/animal_collective_centipede_hz.jpg\" alt=\"Les 60 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010 \u2013 Inclassables - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/animal_collective_centipede_hz.jpg 600w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/animal_collective_centipede_hz-300x300.jpg 300w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/animal_collective_centipede_hz-150x150.jpg 150w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/animal_collective_centipede_hz-320x320.jpg 320w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > 12. Animal Collective &#8211; Centipede HZ<\/h3>\n<p  > Ann\u00e9e : 2012 | Label : Domino | Genre : Electro<\/p>\n<p>Difficile de faire mieux apr\u00e8s le bestial <i>Merriweather Post Pavilion<\/i> \u00e0 mon avis. Mais Animal Collective a un sacr\u00e9 paquet d&rsquo;ann\u00e9es d&rsquo;exp\u00e9rience et d&rsquo;exp\u00e9rimentations derri\u00e8re eux pour \u00e9viter de nous sortir des disques tout pourris. Au mieux splendide (<i>Sung Tongs<\/i>), au pire honn\u00eates (<i>Painting With<\/i>), les albums du groupe sont comme des mondes complexes \u00e0 ciel ouvert, impossible d&rsquo;en trouver deux semblables. Et ils d\u00e9cident de r\u00e9cidiver avec <i>Centipede HZ<\/i>. Que dire de plus ? C&rsquo;est festif, curieux, foisonnant comme toujours. Le charg\u00e9 <i>Moonjock<\/i> qui annonce la couleur avec ses mouvements, le super\u00a0<i>Today&rsquo;s Supernatural<\/i> et ses \u00e9clats de bonheur (l&rsquo;une des meilleures chansons d&rsquo;Animal Collective), le bizarro\u00efde <i>Rosie Oh<\/i>, l&rsquo;incontr\u00f4lable <i>Applesauce<\/i>, les chants folk d\u00e9sorganis\u00e9s de <i>Wide Eyed, <\/i>l&rsquo;entra\u00eenant <i>Father Time<\/i>, le foutraque\u00a0<i>Monkey Riches<\/i>, l&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 de <i>Mercury Man, Pulleys\u00a0<\/i>et ses faux airs de ballade,\u00a0<i>Amanita<\/i> et ses r\u00eaves d&rsquo;Am\u00e9ridiens. Charg\u00e9, \u00e9lectrisant, too much, superbement arrang\u00e9 et \u00e9crit, avec des paroles recherches et une esth\u00e9tique globale convaincante,\u00a0<i>Centipede Hz\u00a0<\/i>arrive presque au niveau de\u00a0<i>Merriweather Post Pavilion<\/i>, mais avec encore plus de folie et d&rsquo;explosions sonores. Ca crie, ca secoue, \u00e7a tape et \u00e7a carillonne \u00e0 tout va, un v\u00e9ritable chaos harmonique. Un sacr\u00e9 coup de boost pour ces inclassables des 12 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010 !<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"608\" height=\"608\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/panda_bear_grim_reaper.jpg\" alt=\"Les 60 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010 \u2013 Inclassables - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/panda_bear_grim_reaper.jpg 608w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/panda_bear_grim_reaper-300x300.jpg 300w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/panda_bear_grim_reaper-150x150.jpg 150w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/panda_bear_grim_reaper-320x320.jpg 320w\" sizes=\"(max-width: 608px) 100vw, 608px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > 11. Panda Bear &#8211; Panda Bear Meets the Grim Reaper<\/h3>\n<p  > Ann\u00e9e : 2015 | Label : Domino | Genre : Electro<\/p>\n<p>Vous devez s\u00fbrement conna\u00eetre Noah Lennox, qui a chang\u00e9 le fameux duo avec Daft Punk <i>Doin&rsquo; It Right<\/i>, et sa tendance \u00e0 faire d&rsquo;excellents albums solo (<i>Person Pitch <\/i>en 2007, <i>Tomboy<\/i> en 2011). Et bien monsieur a encore fait des infid\u00e9lit\u00e9s \u00e0 son groupe d&rsquo;origine et explore encore des territoires inconnus avec <i>Panda Bear Meets the Grim Reaper<\/i>, que l&rsquo;on traduit par \u00ab\u00a0Panda Bear rencontre le sinistre moissonneur\u00a0\u00bb. Nous sommes dans un conte organique, parfois flippant, parfois charnel. Folk, ou pop, rock, ou bien \u00e9lectro, cris d&rsquo;animaux, crissements, et la voix de Panda Bear, tant\u00f4t enrag\u00e9e, tant\u00f4t atone, qui plane au dessus de nos t\u00eates. Pass\u00e9e la premi\u00e8re \u00e9coute (difficile il faut dire, pour le non-initi\u00e9), on comprend vite que l&rsquo;album a beaucoup d&rsquo;atouts. L&rsquo;intro <i>Sequential Circuits<\/i> et ses questionnements en mode \u00e9lectro, <i>Mr Noah<\/i> et ses aboiements de chien, \u00e0 la fois pop et rock, l&rsquo;original <i>Crosswords<\/i>, le fantasmagorique <i>Boys Latin<\/i> et ses r\u00eaveries sous acide, le bien nomm\u00e9 <i>Come To Your Senses<\/i>, le voyage aquatique <i>Tropic Of Cancer<\/i>, <i>Shadow Of The Colossus<\/i> et son clavier animal, aux abois, le charme hypnotique psych\u00e9d\u00e9lique de <i>Selfish Gene, <\/i>ou l&rsquo;explosion color\u00e9e, tout feu tout flamme <i>Acid Wash, <\/i>qui conclut l&rsquo;album en beaut\u00e9. Notre cerveau finit par s&rsquo;habituer \u00e0 ce chaos de couleurs et de formes.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"450\" height=\"450\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/cibo_matto_hotel_valentine.webp\" alt=\"Les 60 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010 \u2013 Inclassables - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/cibo_matto_hotel_valentine.webp 450w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/cibo_matto_hotel_valentine-300x300.webp 300w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/cibo_matto_hotel_valentine-150x150.webp 150w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/cibo_matto_hotel_valentine-320x320.webp 320w\" sizes=\"(max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > 10. Cibo Matto &#8211; Hotel Valentine<\/h3>\n<p  > Ann\u00e9e : 2014 | Label : Chimera Music | Genre : Trip-hop \/ Electro<\/p>\n<p>A ma grande tristesse, j&rsquo;ai appris r\u00e9cemment que le Japon avait toujours r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 Cibo Matto (Nourriture folle en italien) un accueil assez froid. Mais pourquoi tant de haine ? Yuka Honda, et Miho Hatori sont pourtant porteuses d&rsquo;un talent ind\u00e9niable. Il fut un temps que les moins de 20 ans ne connaissaient pas, ou un certain Sean Lennon faisait partie du groupe et fricotait avec Honda, et ses partitions exigeantes \u00e9taient salu\u00e9es de tous. A pr\u00e9sent, c&rsquo;est toutes les deux que les deux Japonaises furibardes reprennent du service. Autrefois poup\u00e9e manga aux formes g\u00e9n\u00e9reuses, c&rsquo;est s\u00e8che comme un bambou et blonde comme les bl\u00e9s que Miho Hatori nous \u00e9claire de sa voix pop. Guitariste pour Gorillaz en 2001 et accessoirement la voix de Noodle \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, Hatori a entrepris en solo avant de retrouver sa comparse qui s&rsquo;\u00e9tait plut\u00f4t r\u00e9fugi\u00e9e dans le jazz. <i>Hotel Valentine, <\/i>c&rsquo;est en gros, un monument de jazz fusion, accessoirement \u00e9lectro ou pop selon, aux refrains ent\u00eatants et aux chansons accrocheuses : <i>Deja Vu<\/i> et son rap f\u00e9minin en douceur, le funk classy <i>10th Floor Girl<\/i>, l&rsquo;incroyable swing de <i>Emerald Tuesday<\/i>, le flippant <i>MFN<\/i> et son refrain hypnotique. Un cocktail boost\u00e9 aux vitamines C, D, K, ou G, bienvenu dans ces 12 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010, inclassables. Et en prime une Hatori en pleine forme vocale.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"894\" height=\"871\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/avalanches_wildflower.jpg\" alt=\"Les 60 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010 \u2013 Inclassables - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/avalanches_wildflower.jpg 894w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/avalanches_wildflower-300x292.jpg 300w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/avalanches_wildflower-768x748.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 894px) 100vw, 894px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > 9. The Avalanches &#8211; Wildflower<\/h3>\n<p  > Ann\u00e9e : 2016 | Label : Modular \/ XL \/ Astralwerks | Genre : Electro Pop<\/p>\n<p>Aah, The Avalanches&#8230; encore un miracle made in Australia. Et dans cette liste des 12 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010, on aime les miracles.\u00a0<i>Since I Left You, <\/i>le magnifique <i>Frontier Psychiatrist<\/i>. Ce groupe aurait mis plus de 3500 samples dans leur premier disque, avait secou\u00e9 la presse musicale de l&rsquo;\u00e9poque, et soulev\u00e9 des foules&#8230; et condamn\u00e9s \u00e0 payer des prix fous pour les ayants-droits en batailles juridiques. Mais qu&rsquo;importe. The Avalanches, travaillent sur <i>Wildflower<\/i> en 2004-2005, mais peu satisfaits, laissent l&rsquo;album en jach\u00e8re. Bien leur en a pris, car l&rsquo;album s&rsquo;est vite enrichi de 22 titres, ainsi que d&rsquo;une liste de guests prestigieux : <b>MFDOOM<\/b>,<b> Biz Markie<\/b>, <b>Michel Bernard<\/b>, <b>Father John Misty<\/b>\u00a0des <b>Fleet Foxes<\/b>. Apr\u00e8s pr\u00e8s de 16 LONGUES ANNEES d&rsquo;attente (\u00e7a fait beaucoup quand m\u00eame hein), <i>Wildflower<\/i> s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre une excellente surprise, pleine de promesses. On retient les beaux\u00a0<i>Because I&rsquo;m Me, Frankie Sinatra <\/i>en duo avec le fou Danny Brown, <i>Subways <\/i>et ses chants d&rsquo;enfants enchanteurs, le chaleureux <i>Going Home<\/i> et ses \u00e9clats de bonheur, le placide <i>If I Was a Folkstar<\/i>, les r\u00eaveries psych\u00e9 de <i>Colours<\/i> et son disque \u00e0 l&rsquo;envers, <i>Kaleidoscopic Lovers<\/i> et son ambiance surann\u00e9e. D\u00e9finitivement un moment agr\u00e9able qu&rsquo;est\u00a0<i>Wildflower.<\/i><\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/billie_eilish_when.jpg\" alt=\"Les 60 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010 \u2013 Inclassables - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/billie_eilish_when.jpg 1000w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/billie_eilish_when-300x300.jpg 300w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/billie_eilish_when-150x150.jpg 150w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/billie_eilish_when-768x768.jpg 768w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/billie_eilish_when-650x650.jpg 650w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/billie_eilish_when-320x320.jpg 320w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/billie_eilish_when-760x760.jpg 760w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > 8\/ Billie Eilish &#8211; When We All Fall Asleep, Where Do We Go?<\/h3>\n<p  > Label : Darkroom \/ Interscope | Genre : Pop<\/p>\n<p>Mais pourquoi ? Ne suis-je pas la premi\u00e8re conne \u00e0 prendre tout ce qui est underground et \u00e0 le porter aux nues tel le Christ ? Oui c&rsquo;est vrai. Mais l\u00e0 madame, c&rsquo;est un cas vraiment \u00e0 part. Cela reste un peu de la pop, avec des arrangements d&rsquo;un noir profond, qui surfent sur les cordes de guitare et la voix d&rsquo;une chanteuse atypique comme les doigts glissent sur le satin. Billie Eilish, c&rsquo;est une sacr\u00e9e personnalit\u00e9 : des cheveux bleus, noirs, violents, gris m\u00eame, avec des fringues streetwear griff\u00e9s YSl ou Vuitton XXL, un regard bleu acier et une moue boudeuse. Une f\u00e9minit\u00e9 plus noire, plus \u00e9trange, anti-sexy tout comme l&rsquo;album. Le titre est d&rsquo;ailleurs une interrogation que se faisait souvent Billie petite avec son fr\u00e8re : lorsque nous dormons, o\u00f9 allons-nous ? A vous de voir la r\u00e9ponse \u00e0 cette question : l&#8217;emballant <i>Bad Guy<\/i>, le sombre <i>Xanny<\/i> et son rythme presque soul, <i>You should see me with a crown<\/i> et sa longue descente \u00e9lectro, <i>All the good girls go to hell<\/i>, d\u00e9licieux et ironique, l&rsquo;\u00e9pur\u00e9 <i>Bury a Friend<\/i>, l&rsquo;\u00e9corch\u00e9 <i>8<\/i>, ou encore lebeau <i>Goodbye<\/i> et son gospel en apn\u00e9e. Sous les frissons de la premi\u00e8re \u00e9coute, se cache un tr\u00e9sor d&rsquo;authenticit\u00e9 et de sinc\u00e9rit\u00e9 assez rares aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"599\" height=\"595\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/sophie_oil_of_every_pearls_uninside.jpg\" alt=\"Les 60 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010 \u2013 Inclassables - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/sophie_oil_of_every_pearls_uninside.jpg 599w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/sophie_oil_of_every_pearls_uninside-300x298.jpg 300w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/sophie_oil_of_every_pearls_uninside-150x150.jpg 150w\" sizes=\"(max-width: 599px) 100vw, 599px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > 7. Sophie &#8211; Oil of Every Pearl&rsquo;s Un-Insides<\/h3>\n<p  > Ann\u00e9e : 2018 | Label : MSMSMSM \/ Future Classic \/ Transgressive | Genre : Electro<\/p>\n<p>J&rsquo;en avais d\u00e9j\u00e0 fait une critique l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re non sans mal tant la musique de cette \u00e9tranget\u00e9 m&rsquo;avait secou\u00e9e. On a souvent pol\u00e9miqu\u00e9 sur l&rsquo;identit\u00e9 de la vraie \u00ab\u00a0Sophie\u00a0\u00bb. Les pr\u00e9misses de l&rsquo;histoire remontent \u00e0 2013. On croit le d\u00e9couvrir sous l&rsquo;apparence d&rsquo;un homme, mais la v\u00e9rit\u00e9 \u00e9clate en 2017. Il s&rsquo;agit de Sophie Xeon, une femme transexuelle, jouant de son androgynie et de son apparence physique, productrice et DJ \u00e9cossaise. Apr\u00e8s quelques EP d&rsquo;excellente qualit\u00e9 (<i>Product<\/i>), elle sort enfin <i>Oil of Every Pearl&rsquo;s Un-Insides<\/i>. Et autant le dire tout de suite, c&rsquo;est certainement le disque le plus inhabituel et le plus bizarre que j&rsquo;ai \u00e9cout\u00e9 de ma vie. A c\u00f4t\u00e9 de ce monstre de modernit\u00e9, Gorillaz passe pour du Ed Sheeran. <i>Oil of Every Pearl&rsquo;s Un-Insides<\/i> r\u00e9serve son lot de surprises, parfois effrayantes (<i>Ponyboy, Faceshopping<\/i>), parfois merveilleuses et agr\u00e9ables (<i>it&rsquo;s Okay To Cry, It is Cold In the Water?<\/i>). C&rsquo;est s\u00fbr, personne ne sortira indemne d&rsquo;une telle engeance, \u00e0 moins d&rsquo;avoir v\u00e9cu \u00e0 plusieurs \u00e9poques et \u00eatre un alien. Une soucoupe s&rsquo;est \u00e9cras\u00e9e dans ces 12 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010, inclassables.\u00a0<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"580\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/yves_tumor_safe_on_the_hands_of_love.webp\" alt=\"Les 60 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010 \u2013 Inclassables - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/yves_tumor_safe_on_the_hands_of_love.webp 640w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/yves_tumor_safe_on_the_hands_of_love-300x272.webp 300w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > 6. Yves Tumor &#8211; Safe in The Hands of Love<\/h3>\n<p  > Ann\u00e9e : 2018 | Label : Warp | Genre : \u00e9lectro pop<\/p>\n<p>Changement d&rsquo;ambiance avec un disque radical du nom de \u00ab\u00a0Safe in the Hands of Love\u00a0\u00bb par le d\u00e9nomm\u00e9 Yves Tumor. Plus exp\u00e9rimental que ce disque tu meurs. Une vraie claque, pass\u00e9 le d\u00e9but \u00e9trange et contagieux de\u00a0<em>Faith in Nothing Except In Salvation<\/em> ou\u00a0<em>Economy of Freedom.\u00a0<\/em>D\u00e9\u00e7u par l&rsquo;environnement conservateur de son Tennessee natal, Tumor se construit une identit\u00e9 de marginal et compose des sons distordus. Sa rencontre avec Mykki Bianco va le conforter dans la voie musicale. Bonne nouvelle, car un g\u00e9nie est n\u00e9. Tout coule de source : l&rsquo;organique <em>Honesty<\/em>, le rythmique\u00a0<em>Noid<\/em> sorti d&rsquo;un polar 70s, le p\u00e2le\u00a0<em>Licking an Orchid<\/em>, le splendide\u00a0<em>Lifetime<\/em>, l&rsquo;\u00e9trange et hypnotique <em>Faith in Nothing<\/em>, bref, ces branches tordues sont les m\u00eames ramifications d&rsquo;un arbre monstrueux. Un son \u00e9l\u00e9giaque, emprunt de r\u00e9f\u00e9rences religieuses mais lorgnant du c\u00f4t\u00e9 de la trip-hop des ann\u00e9es 90 avec une \u00e9tranget\u00e9 parfois effrayante mais terriblement addictive. Un conseil : il est pr\u00e9f\u00e9rable d&rsquo;\u00e9couter le disque plusieurs fois pour comprendre toute la richesse de cet environnement froid au premier abord, mais fascinant. Encore merci \u00e0 Warp d&rsquo;avoir d\u00e9got\u00e9 un nouveau g\u00e9nie.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"894\" height=\"894\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/woodkid_golden_age.jpg\" alt=\"Les 60 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010 \u2013 Inclassables - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/woodkid_golden_age.jpg 894w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/woodkid_golden_age-300x300.jpg 300w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/woodkid_golden_age-150x150.jpg 150w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/woodkid_golden_age-768x768.jpg 768w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/woodkid_golden_age-650x650.jpg 650w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/woodkid_golden_age-320x320.jpg 320w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/woodkid_golden_age-760x760.jpg 760w\" sizes=\"(max-width: 894px) 100vw, 894px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > 5. Woodkid &#8211; The Golden Age<\/h3>\n<p  > Ann\u00e9e : 2013 | Label : Green United Music | Genre : Electro<\/p>\n<p>C&rsquo;est de bonne guerre, disent les Anglais, que les Fran\u00e7ais soient parfois meilleurs qu&rsquo;eux dans la musique \u00e9lectronique. Mais bon, \u00e0 chacun ses jouets, eux leur pop \u00e0 la Beatles et \u00e0 nous Ed Banger Records, crotte ! Mais si l&rsquo;on est ni \u00e9lectro et ni pop, mais un peu entre les deux ? C&rsquo;est plus compliqu\u00e9 de survivre. Yoann Lemoine, ancien de chez Emile Cohl, r\u00e9alisateur, \u00e9crivain et maintenant artiste-interpr\u00e8te, sortit <i>The Golden Age<\/i> en 2013.\u00a0Certains ne furent pas dupes du c\u00f4t\u00e9 froid, presque clinique de l&rsquo;album, qu&rsquo;on ne savait o\u00f9 mettre. Sans me laisser avoir, je fus prudente sur le choix de l&rsquo;album, mais force est de constater que <i>The Golden Age <\/i>a tout cass\u00e9 \u00e0 sa sortie. Il continue encore \u00e0 nous \u00e9mouvoir, alors que trop d&rsquo;artistes ont mal repris de ce style sans inspiration. Quelque part entre la musique baroque, l&rsquo;\u00e9lectro british, le pop rock, <i>The Golden Age<\/i> est un monument. Et Woodkid en est l&rsquo;architecte roi. Du sublime <i>the Golden Age<\/i>, du royal <i>Run Boy Run<\/i>, du mystique <i>I Love You<\/i>, ou encore du poignant <i>Iron<\/i> et sa bataille de chevaliers, Woodkid m\u00e9lange le Moyen-\u00c2ge farouche, la soul anglaise, le noir et blanc dans un ma\u00eblstrom m\u00e9lodique d&rsquo;une beaut\u00e9 \u00e9tourdissante.\u00a0<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"894\" height=\"894\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/gorillaz_plastic_baech.jpg\" alt=\"Les 60 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010 \u2013 Inclassables - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/gorillaz_plastic_baech.jpg 894w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/gorillaz_plastic_baech-300x300.jpg 300w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/gorillaz_plastic_baech-150x150.jpg 150w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/gorillaz_plastic_baech-768x768.jpg 768w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/gorillaz_plastic_baech-650x650.jpg 650w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/gorillaz_plastic_baech-320x320.jpg 320w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/gorillaz_plastic_baech-760x760.jpg 760w\" sizes=\"(max-width: 894px) 100vw, 894px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > 4. Gorillaz &#8211; Plastic Beach<\/h3>\n<p  > Ann\u00e9e : 2010 | Label : Parlophone | Genre : Hip-Hop \/ Pop \/ Electro<\/p>\n<p>Ils \u00e9taient de retour, cinq longues ann\u00e9es apr\u00e8s le somptueux <i>Demon Days<\/i> sorti en 2005. C&rsquo;en \u00e9tait fini de la politique de Bush et de la noirceur de l&rsquo;apr\u00e8s 11-Septembre. 2010 \u00e9tait le d\u00e9but d&rsquo;une nouvelle \u00e8re faite de promesses, de drames et d&rsquo;espoir. <i>Plastic Beach<\/i> \u00e9tait n\u00e9 du fracas d&rsquo;une mer pollu\u00e9e, de la folie des hommes et du pouvoir d&rsquo;un puissant chef d&rsquo;orchestre : Damon Albarn. A peine avait-elle \u00e9merg\u00e9 que les oc\u00e9ans s&rsquo;\u00e9taient d\u00e9cha\u00een\u00e9s contre elle. Trop diff\u00e9rente, inhospitali\u00e8re, trop naturelle. Subsistaient Noodle, 2D, Murdoc et Russel devenu g\u00e9ant \u00e0 cause du p\u00e9trole. Ils avaient morfl\u00e9 et avaient v\u00e9cu milles vies et mille morts. Et pourtant, ils avaient r\u00e9sist\u00e9 aux flots d\u00e9vastateurs du marketing, et du streaming musical. Sous forme d&rsquo;un po\u00e8me d\u00e9non\u00e7ant la pollution des oc\u00e9ans, les affrontements, ou le m\u00e9lange racial, <i>Plastic Beach<\/i> dressait son plan de table digne de la Reine d&rsquo;Angleterre. Au menu : <i>Intro<\/i> et son orchestre multiculturel, <i>Welcome To The World Of The Plastic Beach<\/i> et Snoop Dogg en ma\u00eetre d&rsquo;h\u00f4tel, <i>White Flag<\/i> et son rap superbe sous fond de musique traditionnelle syrienne, le m\u00e9canique <i>Rhinestone Eyes<\/i>, <i>Stylo<\/i> et son flow format temp\u00eate, <i>Empire Ants<\/i> et son spleen tragique, <i>On Melancholy Hill,<\/i>\u00a0bijou en mode Blur, le merveilleux <i>Plastic Beach<\/i>. Pour ces 12 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010, inclassables, le banquet fut copieux. A la hauteur de mes esp\u00e9rances, j&rsquo;en repris de chaque bouch\u00e9e.\u00a0<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"599\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/anima_thom_yorke.jpg\" alt=\"Thom Yorke - ANIMA - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/anima_thom_yorke.jpg 600w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/anima_thom_yorke-300x300.jpg 300w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/anima_thom_yorke-150x150.jpg 150w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/anima_thom_yorke-320x320.jpg 320w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > 3. Thom Yorke &#8211; ANIMA<\/h3>\n<p  > Ann\u00e9e : 2019 | Label : XL Recordings | Genre : Electro<\/p>\n<p>Plus le temps passe, et plus ce bon vieux Thom Yorke me terrasse. Cette liste des 12 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010 inclassables ne s&rsquo;en rel\u00e8vera pas. D\u00e9j\u00e0 le merveilleux <i>Kid A <\/i>de Radiohead m&rsquo;avait pas mal remu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque (2000, une \u00e9ternit\u00e9), et Thom Yorke remet le couvert avec l&rsquo;obscur <i>ANIMA.\u00a0<\/i>Et si Nigel Godrich s&rsquo;en m\u00eale encore une fois (on lui doit\u00a0<i>Talkie Walkie<\/i> de Air, Natalie Imbruglia, Radiohead), c&rsquo;est pour le beau. A l&rsquo;\u00e9couter, on voit surtout que Yorke d\u00e9prime et d\u00e9cide de tout plaquer pour nous livrer un instantan\u00e9 de ses pens\u00e9es. A l&rsquo;image de cet homme qui tombe dans un ab\u00eeme, nous sommes plong\u00e9s dans un univers ambig\u00fc et inconnu. Troubl\u00e9s, nous p\u00e9n\u00e9trons le brumeux <i>Traffic<\/i>. <i>Last I Heard<\/i> et sa m\u00e9lancolie contagieuse, <i>Twist<\/i> et sa fragile existence, <i>Dawn Chorus<\/i> et sa voix gracile et timide, <i>I Am A Rude Person<\/i>, et son caract\u00e8re placide, <i>Not The News<\/i> et sa tranquilit\u00e9 inqui\u00e9tante, <i>The Axe<\/i> et ses fant\u00f4mes klaxonneurs, <i>Impossible Knots<\/i> et sa froideur clinique, <i>Runwayway<\/i> et sa guitare folk au milieu d&rsquo;un lac gel\u00e9. Glacial, repoussant, <i>ANIMA<\/i> n&rsquo;est pas facile \u00e0 comprendre et \u00e0 aimer. Dans le froid de l&rsquo;hiver, Thom Yorke joue les \u00e9claireurs et nous indique la route \u00e0 suivre. Dans ce trou, il y a des fant\u00f4mes, ils savent et murmurent des choses. Dystopique, grin\u00e7ant, passionnant, <i>ANIMA<\/i> est un chant int\u00e9rieur qui finit par nous saisir \u00e0 la gorge.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"567\" height=\"508\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/spank_rock_everything.jpg\" alt=\"Spank Rock - Everything Is Boring and Everyone Is a Fucking Liar - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/spank_rock_everything.jpg 567w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/spank_rock_everything-300x269.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > 2. Spank Rock &#8211; Everything Is Boring and Everyone Is a Fucking Liar<\/h3>\n<p  > Ann\u00e9e : 2011 | Label : Bad Blood | Genre : ???<\/p>\n<p>On ne parle que d&rsquo;artistes blancs ici, et cela m&#8217;emb\u00eate. Pourquoi le rap\/hip-hop n&rsquo;aurait pas envie d&rsquo;un peu d&rsquo;exp\u00e9rimentation lui-aussi? On connaissait Danny Brown et son rap d&rsquo;outre-tombe, Kaytranada et ses d\u00e9lires orgiaques soul, mais peu connaissent Spank Rock. De son vrai nom Naeem Juwan, Spank Rock se fait conna\u00eetre en 2006 avec <i>YoYoYoYoYo<\/i> avec son hit <i>Bump. <\/i>Depuis, il avait r\u00e9alis\u00e9 des remixes pour Bj\u00f6rk, Amanda Blanks, ou m\u00eame Diplo. Et on l&rsquo;avait perdu de vue. Mais en 2011, sort un second album d&rsquo;une puissance mal contr\u00f4l\u00e9e et d&rsquo;une force cradingue et sans queue ni t\u00eate : <i>Everything is Boring &amp; Everything is A Fucking Liar<\/i>, en gros \u00ab\u00a0tout est emmerdant et on est tous des putains de menteurs\u00a0\u00bb. Ok, pour la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 on repassera. Mais ne vous laissez pas bluffer par ce titre peu commun, car l&rsquo;album sort l&rsquo;artillerie lourde. On retient surtout <i>Nasty<\/i> en duo avec Big Freedia, le parfait <i>Car Song<\/i> en duo avec Santigold,le ragga d\u00e9glingu\u00e9 de <i>Birfday<\/i>, la danse infernale de <i>The Dance<\/i>, <i>#1 Hit<\/i> et son discours potache sur le sommet des charts, le sale <i>Turn It Off<\/i>. Mon coeur s&#8217;emballe, l&rsquo;album aussi. Alors que l&rsquo;ensemble a un minimum de tenue, tout se casse par terre dans un fracas. Le tout saupoudr\u00e9 de textes d&rsquo;une po\u00e9sie certaine, entre le crado et le lourdingue. Une curiosit\u00e9 attachante, un OVNI qui s&rsquo;\u00e9coute comme on le sent.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"894\" height=\"894\" src=\"https:\/\/sonologysm.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/sebastien_tellier_my_god_is_blue.jpg\" alt=\"S\u00e9bastien Tellier, My God Is Blue - Alworld.fr\" srcset=\"https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/sebastien_tellier_my_god_is_blue.jpg 894w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/sebastien_tellier_my_god_is_blue-300x300.jpg 300w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/sebastien_tellier_my_god_is_blue-150x150.jpg 150w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/sebastien_tellier_my_god_is_blue-768x768.jpg 768w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/sebastien_tellier_my_god_is_blue-650x650.jpg 650w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/sebastien_tellier_my_god_is_blue-320x320.jpg 320w, https:\/\/alworld.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/sebastien_tellier_my_god_is_blue-760x760.jpg 760w\" sizes=\"(max-width: 894px) 100vw, 894px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h3  > 1. S\u00e9bastien Tellier &#8211; My God Is Blue<\/h3>\n<p  > Ann\u00e9e : 2012 | Label : Record Makers | Genre : Pop \/ Funk \/ Electro<\/p>\n<p>Record Makers est un label assez styl\u00e9. Cr\u00e9\u00e9 par le groupe Air et leur associ\u00e9 Marc Teissier du Cros en 2000, le label a fait d\u00e9couvrir de grands noms comme <strong>Arpanet<\/strong> (originaire de D\u00e9troit), les fran\u00e7ais <strong>Klub des Loosers, Turzi, Damien et DSL<\/strong>, et les Australiens <strong>Midnight Juggernauts.<\/strong> Tout le m\u00e9rite leur revient. Dans tout ce vivier d&rsquo;artistes, survint un barbue aux lunettes de soleil impeccables : S\u00e9bastien Tellier. C&rsquo;est plut\u00f4t compliqu\u00e9 de le d\u00e9crire : il repr\u00e9senta la France en 2006 \u00e0 l&rsquo;Eurovision, sortit un album acoustique <i>L&rsquo;Incroyable V\u00e9rit\u00e9<\/i> dans les bacs techno de la Fnac, et a r\u00e9alis\u00e9 des albums sur la politique (<i>Politics<\/i>), la sexualit\u00e9 (<i>Sexuality<\/i>). Il sort cet album en hommage \u00e0 une boisson psychotrope prise \u00e0 Los Angeles qui lui aurait fait voir une dimension bleue. Quelque part entre Fran\u00e7ois de Roubaix, Giorgio Moroder ou la classe de Christophe p\u00e9riode ann\u00e9es 70, l&rsquo;on se perd dans un d\u00e9dale outremer : <i>P\u00e9pito Bleu<\/i> et son amour des biscuits, <i>The Colour of Your Mind<\/i> (splendide clavier), <i>Sedulous<\/i> et son caract\u00e8re \u00e9rotique, <i>Cochon Ville<\/i> et son d\u00e9lire orgiaque, l&rsquo;unique <i>Magical Hurricane<\/i>, le pompier <i>Russian Attractions<\/i>. Mais pas d&rsquo;inqui\u00e9tude, point de noyade, le gourou Tellier te sauve et revient te prendre. Au sens propre comme au sens figur\u00e9. Conclusion en mode bleut\u00e9 pour les 12 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010, inclassables c&rsquo;est s\u00fbr.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il existe et existera toujours des \u00e9tranget\u00e9s, des cas \u00e0 part dans la musique contemporaine. En un mot : impr\u00e9visibles. Les 12 meilleurs albums des ann\u00e9es 2010, Inclassables. Les recherches esth\u00e9tiques pouss\u00e9es obligent ces groupes \u00e0 atteindre une relative clandestinit\u00e9, du moins \u00e7&rsquo;aurait \u00e9t\u00e9 le cas sans Internet. 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Bref, voici le top ten de l'ann\u00e9e.<\/p><p><img class=\"size-medium wp-image-167 alignleft\" src=\"http:\/\/alworld.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/the-last-shadow-puppets-x-matthew-cooper-everything-youve-come-to-expect-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p><h4><strong>The Last Shadow Puppets<br \/> <em>Everything You've Come To Expect<\/em><\/strong><\/h4><p>Label <span class=\"st\">| Domino Records - <\/span>Genre <span class=\"st\">| <\/span>Indie Rock<\/p><p>Voil\u00e0 bien huit longues ann\u00e9es qu'on attendait le digne successeur de leur premier album \u00e9ponyme qui avait su se mettre dans la poche les critiques (dithyrambiques) et les fans (\u00e9merveill\u00e9s). Le savant m\u00e9lange de m\u00e9lancolie, de noirceur, et de bandes sons des films des ann\u00e9es 60 avait fini par prendre et avait content\u00e9 tout le monde. Mais bon, Alex Turner avait des fourmis dans les jambes et Arctic Monkeys lui manquait salement. Tant pis, dirons-nous... Ou tant mieux. Les ann\u00e9es ont pass\u00e9, Kane et Turner continuaient leur chemin, laissant cet album comme une sorte de r\u00eave inatteignable. Jusqu'\u00e0 ce que le couperet tombe : <em>Everything You've Come To Expect<\/em> sort enfin. Et c'est diablement beau. D\u00e8s les premi\u00e8res secondes, on est transport\u00e9 par l'incroyable ma\u00eetrise vocale et m\u00e9lodique des deux Anglais qui ont bien fait de nous faire attendre tout ce temps pour faire m\u00fbrir leur\u00a0 jeune pousse. L'album devient rapidement ent\u00eatant, gr\u00e2ce \u00e0 des chansons catchy et une production sans faille de la part de James Ford, ayant \u0153uvr\u00e9 pour Arctic Monkeys, Klaxons ou encore Simian Mobile Disco. Pour les amateurs de pop britannique grave et sensuelle.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><img class=\"size-medium wp-image-169 alignleft\" src=\"http:\/\/alworld.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/miikesnow-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p><h4><strong>Miike Snow - <em>iii<\/em><\/strong><\/h4><p>Label <span class=\"st\">| Downtown \/ Atlantic - <\/span>Genre <span class=\"st\">| <\/span>Electro Pop<\/p><p>Bon c'est vrai, tout le monde conna\u00eet Madonna, Britney Spears, ou encore Kylie Minogue. Mais personne ne conna\u00eet le nom de ceux qui \u00e9crivent leur succ\u00e8s ! Vous savez, ces gens qui bossent dans l'ombre pour faire en sorte que votre petite chanson de trois paroles devienne un carton mondial? ... Sortis de l'\u00e9cole nordique (comme R\u00f6yksopp ou Robyn), le groupe s'est donc construit une r\u00e9putation de faiseurs de miracles dans l'industrie de la musique. Troisi\u00e8me album (tout de m\u00eame) du trio su\u00e9dois-am\u00e9ricain, et confirmation que Miike Snow n'est d\u00e9cid\u00e9ment pas un groupe \u00e0 prendre \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re. <em>My Trigger<\/em> est un tube que n'aurait pas refus\u00e9 une starlette en manque de reconnaissance, et <em>Genghis Khan <\/em>est fait de la m\u00eame mati\u00e8re que les r\u00eaves, une sorte de c\u00e9l\u00e9bration de la danse avec une pinc\u00e9e de bizarrerie en plus. On craignait comme leurs illustres patronnes une pop sucr\u00e9e et facile \u00e0 oublier, mais Miike Snow prend le probl\u00e8me \u00e0 l'envers et arrive \u00e0 rendre leurs dehors kitsch presque \u00e9mouvants. <em>iii<\/em> est un album qui respire le cool, et qui sous sa couche de gentillesse cache une \u00e9tranget\u00e9 fascinante.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><img class=\"wp-image-170 size-medium alignleft\" src=\"http:\/\/alworld.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/frank-ocean-blond-compressed-0933daea-f052-40e5-85a4-35e07dac73df-300x300.jpg\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p><h4><strong>Frank Ocean - <em>Blonde<\/em><\/strong><\/h4><p>Label <span class=\"st\">| Boys Don't Cry \/\u00a0 - <\/span>Genre <span class=\"st\">| <\/span>R'n'B<\/p><p>Celui qui a r\u00e9ussi \u00e0 faire pleurer Beyonc\u00e9 avec son m\u00e9ga succ\u00e8s <em>Thinking About You<\/em> a depuis fait son trou avec les plus grands (ladite Beyonc\u00e9, Jay Z, Kanye West!), tout en cultivant un style \u00e0 part. Ocean est inclassable, sautant all\u00e9grement du funk le plus pur au rap agressif en compagnie de ses potes de toujours (Odd Future, Tyler The Creator), cultivant fi\u00e8rement son homosexualit\u00e9, et boycottant sans aucune honte les Grammy Awards o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 sur-nomin\u00e9 - \u00e0 juste titre d'ailleurs. Surtout, Ocean a une voix d'ange, de celle qu'on n'oublie pas, qui vous fracasse et vous laisse KO en l'espace de quelques chansons. <em>Channel ORANGE <\/em>\u00e9tait le renouveau inesp\u00e9r\u00e9 d'un r'n'b qu'on croyait enterr\u00e9 par les lumi\u00e8res des charts, et logiquement, r\u00e9aliser un second album apr\u00e8s tout cela \u00e9tait un pari risqu\u00e9. Rat\u00e9. <em>Blond<\/em> casse les pronostics du second album forc\u00e9ment mauvais. Echou\u00e9 \u00e0 Londres pour fuir Los Angeles devenue invivable, Ocean d\u00e9cide de voir les choses en grand et produit son album lui-m\u00eame dans les mythiques studios d'Abbey Road. En r\u00e9sulte un \u00e9tincelant opus, o\u00f9 plane toujours sa voix suave et envo\u00fbtante, qui arrive parfois \u00e0 m'arracher quelques larmes. Le planant et inqui\u00e9tant <em>Nikes<\/em> ach\u00e8vera de vous convaincre...<\/p><p>\u00a0<\/p><p><img class=\"wp-image-171 size-full alignleft\" src=\"http:\/\/alworld.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/Beyonce_-_Lemonade_Official_Album_Cover.png\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p><h4><strong>Beyonc\u00e9 -<em> Lemonade<br \/> <\/em><\/strong><\/h4><p>Label <span class=\"st\">| Parkwood \/ Columbia\u00a0 - <\/span>Genre <span class=\"st\">| <\/span>R'n'B<\/p><p>Jamais une artiste ne m'avait autant intrigu\u00e9 que Beyonc\u00e9. Que dire d'elle qui n'a pas d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 dit ? L'une des artistes noires plus rentables de la d\u00e9cennie, une flop\u00e9e d'albums cultes, mais qui ne r\u00e9coltait chez moi qu'un int\u00e9r\u00eat assez faible malgr\u00e9 quelques p\u00e9pites (<em>Me Myself And I, D\u00e9j\u00e0 Vu)<\/em>. Puis vient <em>Beyonc\u00e9<\/em> sorti en 2013. Et c'est le choc. L'artiste s'est compl\u00e8tement l\u00e2ch\u00e9 pour livrer l'album le plus spontan\u00e9 et le plus vrai de toute sa discographie. Autant vous dire que succ\u00e9der \u00e0 ce monument \u00e9tait difficile. Pourtant, Beyonc\u00e9 ne fait pas pire ou mieux, elle s'est carr\u00e9ment surpass\u00e9e. La chanteuse se fait tant\u00f4t c\u00e2line <em>(Pray You Catch Me)<\/em>, tant\u00f4t tigresse (<em>Don't Hurt Yourself<\/em>). Termin\u00e9 le temps des girls bands en tenue camouflage, Beyonc\u00e9 est devenue une femme, une m\u00e8re, un mod\u00e8le f\u00e9ministe, une artiste dans le sens complet du terme. Sa carri\u00e8re est arriv\u00e9e \u00e0 un tel point qu'elle peut oser faire des featurings avec Jake White qui fonctionnnent, des sons plus \u00e9lectro qu'elle avait toujours laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9, des chansons parfois hors de son r\u00e9pertoire (<em>Love Drought<\/em>). Un r\u00e9sultat impressionnant et une belle conclusion \u00e0 une d\u00e9cennie de tubes.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><img class=\"wp-image-172 size-medium alignleft\" src=\"http:\/\/alworld.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/Suede_Night_Thoughts_album_cover-300x300.jpg\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p><h4><strong>Suede<em> - Night Throughts<br \/> <\/em><\/strong><\/h4><p>Label <span class=\"st\">| Suede Ldt\u00a0 - <\/span>Genre <span class=\"st\">| <\/span>Pop<\/p><p>Avoir \u00e9t\u00e9 l'un des parangons de la Britpop, le symbole d'une classe anglaise n'a jamais \u00e9t\u00e9 aussi difficile \u00e0 supporter. Tant de beaut\u00e9, tant de force, et tant de capacit\u00e9s pendant des ann\u00e9es et puis tous ces groupes s'effondrent un par un, du jour au lendemain. Pourtant, il reste encore des petits durs qui r\u00e9sistent encore et toujours \u00e0 l'envahisseur, aux patrons de labels pourris et aux t\u00e9l\u00e9-crochets idiots. Brett Anderson n'a jamais raccroch\u00e9. Pire m\u00eame, il se bonifie avec le temps, seul et surtout en groupe. Depuis 1992, Suede n'a pas ch\u00f4m\u00e9, montrant le meilleur d'eux-m\u00eames, dans les concerts, leurs clips, leurs chansons, se construisant un univers chic, sombre, tortur\u00e9. Une reformation qui a eu le m\u00e9rite d'accoucher d'un \u00e9ni\u00e8me album formidable, <em>Night Throughts<\/em>, qui prouve que les v\u00e9t\u00e9rans ont encore et toujours quelque chose de neuf \u00e0 proposer. Un pari risqu\u00e9 dans un univers pop de plus en plus format\u00e9, aseptis\u00e9, toujours dans la course au single le plus vendu. Suede s'en fiche compl\u00e8tement et nous livre un album concept sur un homme dont la vie part en lambeaux, avec au passage des clips de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9, noirs, m\u00e9lancoliques, remplis d'un indicible chagrin. P\u00e9pite des p\u00e9pites, <em>Night Throughts<\/em> prouve que le temps qui passe n'est pas forc\u00e9ment une mauvaise chose.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><img class=\"wp-image-173 size-full alignleft\" src=\"http:\/\/alworld.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/Wildflower_Avalanches_cover_art.png\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p><h4><strong>The Avalanches <em>- Wildflower<br \/> <\/em><\/strong><\/h4><p>Label <span class=\"st\">| Modular \/ Astralwerks\u00a0 - <\/span>Genre <span class=\"st\">| <\/span>Electro \/ Trip-hop<\/p><p>Putain, 16 ans ! Si l'on accuse Drake et Frank Ocean de perdre trop de temps entre deux albums - comprenez, deux ans c'est \u00e9norme pour les jeunes d'aujourd'hui - autant vous dire que The Avalanches ne m\u00e9riterait qu'une flop\u00e9e d\u2019\u0153ufs pourris de leur part sur le visage... Le renversant<em> Since I Left You<\/em> sorti en 2000 avait fait comprendre \u00e0 tout le monde qu'utiliser des samples \u00e0 tout va n'\u00e9tait pas qu'un attrape-touristes pour pubards avides de \"nouveaut\u00e9\" ! Australiens de naissance, The Avalanches avaient affront\u00e9 la temp\u00eate des ayant-droits, des labels effray\u00e9s par leur \u00e9clectisme, la soudaine et d\u00e9vorante c\u00e9l\u00e9brit\u00e9. La joie de <em>Since I Left You<\/em> n'a pas compl\u00e8tement disparue, mais elle se m\u00eale \u00e0 une tristesse d'enfant, \u00e0 la m\u00e9lancolie d'un groupe qui a du grandir vite pour se prot\u00e9ger. L'album se r\u00e9v\u00e8le vite \u00eatre un roller-coaster d'\u00e9motions dessin\u00e9 par des trompettes tonitruantes, des claviers inspir\u00e9s, des samples soul et funk d'une chaleur bienvenue. On succombe \u00e0 cette\u00a0 joie communicative repr\u00e9sent\u00e9e par le beau <em>Frankie Sinatra<\/em> avec MF Doom ou encore <em>Subways<\/em>, d\u00e9licat et sensuel. Dans cette ann\u00e9e 2016 politiquement charg\u00e9e, on remerciera The Avalanches d'\u00eatre ce papillon qui se pose sur votre \u00e9paule et vous encourage \u00e0 continuer puis qui s'envole vers d'autres horizons...<\/p><p>\u00a0<\/p><p><img class=\"wp-image-174 size-medium alignleft\" src=\"http:\/\/alworld.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/The_life_of_pablo_alternate-300x300.jpg\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p><h4><strong>Kanye West <em>- The Life of Pablo<br \/> <\/em><\/strong><\/h4><p>Label <span class=\"st\">| GOOD\u00a0 \/ Def Jam\u00a0 - <\/span>Genre <span class=\"st\">| <\/span>Hip-hop \/ Rap<\/p><p>On ne pr\u00e9sente plus ce type capable de passer des mois \u00e0 la confection de baskets, de cr\u00e9er une religion \u00e0 sa gloire et d'un peu trop aimer les starlettes d'un jour, de les \u00e9pouser et d'en faire des m\u00e8res... Capable du pire aussi, comme \u00e9courter un concert par caprice, de foncer la porte de Louis Vuitton pour un oui ou pour un non, ou de faire irruption sur sc\u00e8ne durant une remise de prix... Ah, Kanye. Si tu n'existais pas, il faudra t'inventer. Peu de rappeurs arrivent \u00e0 garder leur s\u00e9rieux en faisant des clips \u00e0 base de chevaux au ralenti et d'envies de forniquer contre un lavabo, de faire des collaborations avec des artistes d'art contemporain. Kanye West lui, y arrive. Eminem ou Dr Dre ferait la m\u00eame chose et ce serait la descente assur\u00e9e. C'est Kanye, quoi. On retrouve toujours ses samples d'une rare qualit\u00e9, des chansons calibr\u00e9es pour plaisir au fan de service, un chaos artistique un peu brinquebalant mais qui tient toujours par magie, au d\u00e9tour d'un son funk ou d'une voix f\u00e9minine rauque et puissante. Derri\u00e8re la vocation de l'artiste (oui, artiste) de faire un album c\u00e9l\u00e9brant Dieu par le prisme du gospel, on y d\u00e9c\u00e8le l'obsession du rappeur pour le tube intelligent, <em>Famous <\/em>et <em>Feedback<\/em> en sont de parfaits exemples. On peut lui reprocher d'\u00eatre bizarre ou angoiss\u00e9, Kanye West fait tout pour stimuler sa cr\u00e9ativit\u00e9 et celle des autres, et nous montre toujours le meilleur de lui-m\u00eame d'album en album.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><img class=\"wp-image-175 size-full alignleft\" src=\"http:\/\/alworld.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/Drakeviewsfromthe6.jpg\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p><h4><strong>Drake<em> - Views<br \/> <\/em><\/strong><\/h4><p>Label <span class=\"st\">| Young Money\u00a0 \/ Cash Money\u00a0 - <\/span>Genre <span class=\"st\">| <\/span>R'n'B<\/p><p>En l'espace de quelques ann\u00e9es, Drake est devenu le nouveau prince du R'n'B moderne, \u00e9vitant les \u00e9cueils propres au genre en n'h\u00e9sitant pas \u00e0 y ajouter des \u00e9l\u00e9ments pop, voire salsa ou reggaeton dans ses chansons. Chansons qui au passage, se transforment en v\u00e9ritables cartons, comme l'\u00e9poustouflant <em>Hotline Bling<\/em>, parfaite chanson d'entr\u00e9e ou de sortie de bo\u00eete, c\u00e9l\u00e9bration de la f\u00eate perp\u00e9tuelle. Mais Drake sait se montrer plus secret, comme dans <em>Keep The Family Close. <\/em>Sa voix arrive \u00e0 certains moments \u00e0 atteindre les splendeurs c\u00e9lestes de Frank Ocean, son meilleur ami, mentor et coll\u00e8gue. Cette voix qui vous cherche, vous trouve et vous renverse... La machine \u00e0 tubes tourne \u00e0 plein r\u00e9gime, sans accrocs (\u00e9l\u00e9gant <em>U With Me?, <\/em>splendide Feel<em> No Ways<\/em>), durant pr\u00e8s de vingt chansons. Denr\u00e9e rare de nos jours, o\u00f9 on crie au scandale pour un malheureux disque de quinze chansons ! Que dire de plus? <em>Views<\/em> nous transporte dans un voyage passionnant o\u00f9 l'artiste se montre comme toujours passionn\u00e9, attentif \u00e0 la note qui saura transformer sa chanson en plat de r\u00e9sistance. Un quatri\u00e8me album que certains qualifieront d'efficace \u00e0 d\u00e9faut d'\u00eatre original, mais qui a le m\u00e9rite d'asseoir le talent \u00e9vident d'une com\u00e8te appel\u00e9e Drake.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><img class=\"wp-image-176 size-medium alignleft\" src=\"http:\/\/alworld.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/Justice_-_Woman_artwork-300x300.jpg\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p><h4><strong>Justice <em>- Woman<br \/> <\/em><\/strong><\/h4><p>Label <span class=\"st\">| Ed Banger Records \/ Because Music\u00a0 - <\/span>Genre <span class=\"st\">| <\/span>Electro<\/p><p>Cinq ann\u00e9es d'absence ont suffi \u00e0 donner envie \u00e0 Justice de remonter sur le devant de la sc\u00e8ne. Mais peut-on encore assurer devant la face du monde apr\u00e8s des explosions comme <em>D.A.N.C.E, DVNO, Civilization, <\/em>ou encore <em>On'n'On<\/em>? Justice r\u00e9pond \u00e0 cette question par la prudence. Si la formule du n\u00e9o disco et de l'\u00e9lectro fran\u00e7aise la plus pointue n'a pas pris une ride, <em>Woman<\/em> c\u00e9l\u00e8bre la joie et la transcendance par le biais de la musique, qui de toute fa\u00e7on, a toujours eu des racines noires. Point de messe satanique aux accents m\u00e9tal comme dans <i><b>\u2020<\/b><\/i> ou de d\u00e9lire funk \u00e0 la <em>Audio Video Disco. <\/em>Et encore moins de voix humaine sur toute la dur\u00e9e de <em>Woman<\/em>, on remerciera le duo pour cela. Si cette retenue risque de surprendre le fan de la premi\u00e8re heure, le n\u00e9ophyte pourra appr\u00e9cier la gr\u00e2ce un peu fragile de certaines chansons \u00e0 la puissance cach\u00e9e (<em>Pleasure, Fire<\/em>), ou de diamants encore bruts (<em>Stop<\/em>,\u00a0<em>Chorus, Randy<\/em>).\u00a0 <i><b>\u2020<\/b><\/i> d\u00e9ballait l'artillerie lourde, tandis qu'<em>Audio Video Disco<\/em> n'\u00e9tait qu'une prolongation logique de l\u2019\u0153uvre globale de Justice. Mais la remise en question n'allait pas tarder \u00e0 arriver, et <em>Woman <\/em>fit irruption dans nos oreilles fatigu\u00e9es. Bref, l'album id\u00e9al pour f\u00eater la fin de 2016 dans le myst\u00e8re et la s\u00e9duction.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><img class=\"wp-image-177 size-medium alignleft\" src=\"http:\/\/alworld.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/440px-UWBBWFASF-297x300.jpg\" width=\"297\" height=\"300\" \/><\/p><h4><strong>Underworld<br \/> <em>Barbara Barbara, we face a shining future<br \/> <\/em><\/strong><\/h4><p>Label <span class=\"st\">| Caroline International - <\/span>Genre <span class=\"st\">| <\/span>Electro<\/p><p><em>Born Slippy Nuxx<\/em> est le genre de single \u00e0 phagocyter une carri\u00e8re. Consid\u00e9r\u00e9 \u00e0 raison comme l'hymne de toute une jeunesse, la chanson avait \u00e9t\u00e9 brocard\u00e9e comme le symbole de l'acid generation. Underworld avait depuis continu\u00e9 son bonhomme de chemin en albums excellents (<em>Beaucoup Fish<\/em>), bons (<em>Two Months Off<\/em>) ou franchement mauvais (<em>Barking<\/em>). Les tubes avaient parsem\u00e9 leur longue carri\u00e8re dans la musique \u00e9lectronique : <em>King of Snake, Rez\/Cowgirl<\/em>, <em>Bruce Lee<\/em>, <em>Mmmh Skyscaper I Love<\/em>. Challenge \u00e9vident que de continuer \u00e0 innover quand des DJ de seize ans encha\u00eenent les succ\u00e8s alors que les vieux tremblent. Mais Underworld est fait d'une mati\u00e8re proche de l'onyx, increvable, toujours l\u00e0, toujours au taquet. Il en faut plus pour impressionner deux Anglais de bient\u00f4t quarante piges, qui ont surv\u00e9cu \u00e0 la vague trance, gabbber, big beat (sorte d'excroissance honteuse de la techno), au dubstep et ses d\u00e9riv\u00e9s. Le retour se fait donc dans la c\u00e9l\u00e9bration prudente, mais inspir\u00e9e. Fluidit\u00e9 et classe \u00e9vidente sont au programme. Le sombre et superbe <em>I Exhale<\/em>, ou encore le passionnant <em>If Rah <\/em>ou la perle noire <em>Low Burn<\/em> prouvent que Underworld a encore quelque chose \u00e0 dire sur l'\u00e9volution de la musique \u00e9lectronique.<\/p><p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;\">Enregistrer<\/span><\/p>","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-33876","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-music-and-me"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sonologysm.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/33876","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sonologysm.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sonologysm.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sonologysm.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sonologysm.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=33876"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/sonologysm.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/33876\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sonologysm.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=33876"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sonologysm.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=33876"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sonologysm.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=33876"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}